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Oui à l'interdiction totale de la burqua

Actualités

22 avril 2010

UNE LOI INTERDISANT TOTALEMENT

LA BURQUA EST PARFAITEMENT

CONSTITUTIONNELLE ET APPLICABLE





Il est étonnant de voir des associations ou des politiques venir affirmer qu'une telle loi serait anticonstitutionnelle, contraire à la Convention Européenne et même inapplicable quand elle n'empêcherait pas certaines femmes de sortir de chez elles !

Awsa-France rappelle d'abord que l'immigration en France est justifiée par des considérations économiques (y trouver une vie meilleure) ou politiques (asile politique).

  • Personne n'a encore revendiqué une immigration en France dans le seul but d'y pratiquer sa religion ou pour y porter la burqa !


  • Dans ce cas, des pays musulmans seraient une meilleure destination.


D'autre part, il échet de constater
qu'il y a encore quelques années, il n'existait aucune revendication quant au port de la burqua en France.

Celle-ci s'inscrit dans le cadre de revendications politiques faites au nom d'une religion dans le cadre de la montée du fondamentalisme religieux.

Or, notre Constitution est parfaitement claire. La France est un Etat laïque.


La liberté de conscience qui en découle ne saurait permettre à une catégorie de citoyens de mettre en avant leur religion dans l'espace public pour porter atteinte aux droits d'autrui, aux convictions de ceux-ci ou à porter atteinte à l'ordre public.

La Cour Européenne l'a rappelé dans des décisions très récentes,
après avoir souligné la montée de fondamentalisme religieux revendiqué à titre politique au travers de symboles religieux forts tels que le voile islamique (et désormais la burqua).

La Cour a reconnu aux Etats, notamment laïques, le droit de protéger le principe de laïcité et le vivre ensemble dans le cadre des sociétés démocratiques,
en déniant désormais aux individus de se prévaloir de leur liberté de religion pour porter atteinte à ces principes tout en imposant à ces mêmes individus une obligation de concession pour respecter les droits d'autrui.

Comme il a été analysé dans un précédent article, l'avis du Conseil d'Etat relatif à la burqua a omis de prendre en compte la position de la Cour Européenne en la matière, position qui s'impose pourtant à lui.


lire:

le Parti Chrétien...

  • Ainsi, d'une part, l'anticonstitutionnalité d'une telle loi n'est pas démontrée.


  • D'autre part, les décisions de la Cour Européenne des Droits de l'Homme

s'imposent également au Conseil Constitutionnel français.


Par ailleurs il est curieux de prétendre qu'une telle loi serait inapplicable.

Il n'est pas contesté que seule une poignée de femmes portent ce vêtement. Nul besoin donc de moyens policiers supplémentaires pour faire respecter cette loi.

Et combien même, toutes les femmes porteraient ce costume, il n'en reste pas moins que la qualité religieuse ne saurait primer la qualité de citoyen.

Tout citoyen est tenu au respect de la loi.

Tout comme l'automobiliste grillant un feu rouge, peut être aussi sanctionné le port de vêtements qui interdisent l'identification dans l'espace public et qui portent atteinte à la dignité des femmes et aux convictions laïques des citoyens d'un Etat qui s'est constitué autour de cette valeur, comme l'a rappelé la Cour Européenne elle-même dans un récent arrêt relatif à la France.

Enfin, il est peu sérieux de soutenir que ces femmes ne pourront plus sortir de chez elles !
Sauf à entrer dans leur chantage religieux inadmissible.

Rien ne leur interdit de sortir dans l'espace public.

Et si elles refusent d'user de cette liberté, ce sera leur choix.

Car ce sont bien elles, qui en portant ce type de vêtement, ont entendu délibéremment se couper du monde extérieur et refuser tout lien social.

Le comportement antisocial tiré de revendications religieuses à des fins politique ne saurait être toléré pour porter atteinte aux droits fondamentaux conquis et admis par les sociétés démocratiques.

Awsa-France soutient donc non seulement et pleinement l'interdiction totale de la burqua mais s'oppose également à certaines modalités de cette interdiction telle qu'une obligation de médiation préalable à la sanction.

Un Etat laïque qui légifère pour faire respecter les droits découlant de la Constitution et d'autres normes suprêmes, et qui est tenu, par ailleurs,
à l'obligation de neutralité, n'a pas à instaurer des dialogues avec des religions sur leurs pratiques les plus extrêmes.

Il faut mais il suffit de condamner ces pratiques en les interdisant.

Sinon, cette loi risquera bien, en effet, de devenir définitivement inapplicable.

Qui sera "habilité" à effectuer cette médiation ?

Avec qui " dialoguer" ? Ces personnes refusant le contact social.

Qui pourra les mener ? Des " médiatrices" femmes ? Car on n'imagine pas les femmes à burqua s'entretenir avec des hommes, ce qui entretiendra encore la discrimination interdite par notre Constitution et constituera une victoire pour l'extrêmisme religieux.

Qui payera ces " médiateurs" ?

Pourquoi les citoyens d'un Etat laïque, séparant l'Eglise et l'Etat, devraient-ils prendre en charge financièrement de telles " médiations" pour dialoguer avec des extrémistes religieux ?










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