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Affaire Bettencourt-Woerth-ceux qui devraient savoir-les services français

Actualités


8 juillet 2010


L'ESPIONNAGE DES BANQUES SUISSES



La question méritait d'être posée.

N'avons nous pas ici
une femme , Mme Betencourt qui, même si sa fortune ne la protège plus des margoulins de tout acabit du fait de son grand âge, n'en reste pas moins la plus grande fortune de France et surtout une entreprise de premier plan?

  • Il est évident que l'activité de cette entreprise, sa gestion, les mouvements d'argents vers l'étranger, qu'ils soient frauduleux ou pas, n'ont pu échapper à la vigilence des services secrets français en pointe en matière économique.


  • Or, curieusement, personne ne semble s'interesser aux informations que nos services pourraient détenir dans ce dossier.


Il y a certains pays où l'activité des services secrets donne lieu à un contrôle parlementaire, ce qui permet des lectures interessantes comme celui de la Suisse ci-dessous.

Ce n'est pas le cas de la France alors que les services ont été regroupés et coordonnés pour accroitre leur efficacité, en réalité pour donner plus de pouvoirs à un homme, le Président de la République.

Cette absence de transparence est d'autant plus préjudiciable dans une démocratie qu'une telle concentration sans contrôle porte le risque de graves atteintes aux libertés individuelles des citoyens.

On aurait peut-etre eu un éclairage différent de l'affaire qui agite le pays jusqu'au plus haut niveau de l'Etat et alors que les médias étrangers n'hésitent plus à comparer notre Président à Nixon englué puis emporté par l'affaire du Watergate.

Comme dans celle-ci, en effet, ce sont les sous-fifres qui démissionnent ou qu'on fait démissionner pour un voyage en avion ou un paquet de cigares.

Il est vrai que la matière est appropriée pour jeter un écran de fumée et détourner des questions essentielles qui sont restées, à ce jour, sans réponse.

Or, à la lecture du dernier rapport que publie annuellement en juin la Suisse sur l'activité de ses propres services, on lit des choses interessantes, complétées par d'autres choses tout aussi interessantes...

Les banques suisses feraient l'objet d'un espionnage important de la part des pays étrangers et....la France ne serait pas en reste.


Ainsi, selon les Suisses, on planque devant leurs banques, on relève les plaques d'immatriculations, on photographie les clients et leurs allées et venues. Sans parler des intrusions dans leurs systèmes informatiques.


Bref, ce n'est pas que dans le gruyère qu'il y aurait des trous en Suisse et tout le monde s'y engouffre dont les français.


http://www.swissinfo.ch/fre/politique_suisse/Les_banques_suisses,_nids_despions.html?cid=15793720

http://www.swissinfo.ch/fre/economie/Des_espions_etrangers_dans_les_banques_suisses.html?cid=192686



  • Ainsi, les " français" seraient bien placés pour savoir où sont placés les fonds et qui fait quoi auprès de qui et où.




Il pourrait y avoir des photos de certaines personnes liées à ce scandale ou leurs proches.

Mais comme indiqué ci-dessus, le Président de la République tenant entre ses mains l'ensemble de nos services, il est fort douteux qu'on en sache plus et encore moins dans un rapport public.

Cette opacité est encore aggravée par le fait qu'on limite les pouvoirs des juges d'instruction ( on veut même supprimer ces gêneurs pour les empêcher de se mêler de ce qui les regarde).

On étend en même temps le voile pudique du secret-défense à quasiment toute la vie économique ( et par ce biais au politique qui y est lié) en classant même des immeubles où des juges ne pourront plus pénétrer et enquêter.

Sous couvert de protéger les "intérêts supérieurs du pays", on risque de protéger plutot des intérêts bien privés.

Ceci a été rappelé récemment par Charles Pasqua, ancien Ministre de l'Intérieur, particulièrement bien placé pour savoir de quoi il parle, quand il fustigeait le détournement de l'action légale des services secrets français au profit d'intérêts privés.

Car nos services doivent bien être en possession d' un minimum d'informations sur cette affaire. Ou ce serait à désespérer définitivement de leur efficacité ou les services secrets suisses feraient preuve d'une paranoia aigue quant à l'espionnage de leurs banques.

Pourquoi nos Parlementaires ne réclament-ils pas un plus grand droit de regard sur l'action de nos services à l'instar de leurs homologues des autres pays européens ?

Après la défaite des Bleus à la coupe du monde, on a bien appelé à mettre en place une commission parlementaire. Ici, l'affaire met en cause les fondements de la République. Pourquoi ne réclament-ils pas la déclassification des informations dans ce dossier ?

Comment expliquer cette " timidité" de nos Parlementaires sinon par les relations incestueuses des uns avec les autres ?

Où la prétendue "opposition" ne s'agite que pour insufler l'illusion d'un mouvement artificiel sous couvert " d'actions ou de réactions", traînant derrière elle des années de pillages de l'ere mittérandienne.

Sans doute la fameuse " exception française". Le pillage de la République.

Une spécificité, en effet, bien " française".






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