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Droits des femmes: 100 ans de mépris et déni

Egalité-Diversite



100 ans de mépris et de déni


QUAND L'EXISTENCE D'UNE JOURNEE
DE LA FEMME DEVIENT
INJURIEUSE POUR LES FEMMES



Le 8 mars 2010 marque un affligeant anniversaire. 100 ans que perdure la journée internationale de la Femme.

100 ans que soeur Anne ne voit rien venir à l'horizon.

Ni herbe qui verdoie
ni application de ses droits.

Il faut oser dénoncer cette imposture et cette mascarade.

On voit, en France, des Ministres et dans les provinces, des Préfets " sélectionner" certaines femmes pour les inviter en Préfecture et en profiter pour poser parmi elles. Autour d'une tasse de thé. C'est du meilleur effet.

D'ailleurs, combien de femmes Préfets en France?....

A une certaine époque, il y avait les zoos humains avec une catégorie de gens qu'on exposait.

Maintenant, c'est plutôt à qui s'exposera aux côtés de quelques femmes ce jour là.

Et naturellement, ce n'est pas aux côtés de n'importe quelles femmes. Celles-ci doivent montrer patte blanche, faire allégeance, avec discours convenus, sourire et brushing de circonstance.

Le tout pour faire oublier que pendant ce temps là, les femmes ne sont toujours pas considérées comme partie prenante de l'humanité.


Cessons le ridicule d'une journée de la femme. Les femmes méritent mieux et surtout un minimum de respect.

En effet, les femmes ont lutté pendant des décennies et obtenu des droits.

Il convient simplement d'appliquer ces droits.

En effet, cela fait des lustres que les droits des femmes ont été définis ( égalité, parité en politique, salaire égal, incrimination des violences, discrimination...) tant en droit international qu'en droit national.

Mais à ce jour, ces textes ne sont pas appliqués du fait d' une volonté délibérée de la part des politiques de ne pas les faire appliquer.

Pour dissimuler cette volonté, on prétend chaque fois découvrir la " situation" des femme, leurs " droits". Les "violences" contre elles.

Et chaque fois, on prétend y rémédier en proposant de nouveaux textes.

Or, le refus d'appliquer les droits que les femmes ont conquis

constitue également une violence étatique à leur égard, violence condamnée par des chartes internationales.


Aussi, quand les femmes appelleront à boycotter tous les hommes et femmes politiques qui ne font pas appliquer les textes existants en leur faveur, on avancera peut-être.

Mais qu'on cesse de s'agiter autour d'une prétendue journée internationale de la femme.

Nous sommes 100 ans après. 100 anniversaires. 100 journées gachées.

100 ans de mépris et de déni des droits de la femme.

Fêter un tel "anniversaire" en devient injurieux.




Voilà d'ailleurs ci-dessous le constat désastreux fait par le Parlement Européen lui-même à l'occasion de la dernière journée en la matière :



Egalité des genres : par-delà les mots, les députés européens appellent à l'action

Droits de la femme/Egalité des chances - 09-03-2010 - 16:22

(De gauche à droite) Corien Wortmann-Kool (PPE), Martin Schulz (S&D), Diana Wallis (ALDE), Marije Cornelissen (Verts/ALE), Marina Yannakoudakis (CRE), Eva-Britt Svensson (GUE), Marta Andreasen (ELD), Krisztina Morvai (NI)

Différences de salaires, femmes battues, parité... A l'occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, les députés européens - et députées européennes - ont évoqué les nombreux défis qui restent à relever. Ils ont également critiqué le fait que la Commission européenne rende public un plan d'action pour l'égalité des genres sans avoir consulté la société civile.

La Journée internationale des femmes a été l'occasion d'un échange de vue lors de l'ouverture de la session plénière du Parlement européen. « La discrimination devrait appartenir au passé », a expliqué son Président, Jerzy Buzek. Il en a profité pour dénoncer l'inégale représentation des hommes et des femmes au sein de l'hémicycle, les femmes ne représentant que 35 % des députés européens.


Un cas qui n'est malheureusement pas exceptionnel. Au rythme où vont les choses, le parlement britannique ne devrait atteindre la parité que dans 200 ans, selon Diana Wallis (Alliance des démocrates et des libéraux). « Beaucoup de choses ont été réalisées, on peut se réjouir de beaucoup de choses, mais encore plus de choses doivent être faites », a-t-elle rappelé.


Des différences salariales injustifiées


Bien que les femmes représentent la moitié de la population mondiale, elles ne bénéficient que de 10 % de la richesse produite dans le monde, a détaillé Corien Wortmann-Kool (Parti populaire européen).


Martin Schulz (Socialistes et démocrates) a ainsi appelé de ses vœux des rémunérations égales à travail égal. Les droits des femmes doivent être respectés, quels que soient leur choix : carrière professionnel ou vie familiale, a précisé Marina Yannakoudakis (Conservateurs et réformateurs européens).


Pour Marta Andreasen (Europe de la liberté et de la démocratie), l'égalité ne se construit pas avec des lois mais en changeant les comportements. « Je me sentirais blessée si quelqu'un me traitait différemment uniquement parce que je suis une femme », a-t-elle déclaré.

La Charte des femmes chahutée

Le commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, a évoquée la Charte des femmes qui a été présentée par la Commission européenne le 5 mars. Selon lui, elle représente une bonne base de travail pour les actions futures de l'UE : lutte contre les violences, égalité salariale...


Néanmoins, la Néerlandaise Marije Cornelissen (Verts) s'est déclarée plutôt sceptique, regrettant que ni le Parlement européen ni les organisations non gouvernementales (ONG) n'aient été consultés. « Maintenant, il faut des actions et non uniquement des mots », a-t-elle défendu.

Elle a été rejointe dans son analyse par Eva-Britt Svensson (Gauche unitaire européenne), qui a déploré la faiblesse du contenu de la Charte et le manque de débat public. Elle a proposé d'en discuter d'ici à la Journée de la femme de 2011. Il faut montrer que « nous nous battons pour les droits des femmes tous les jours et pas uniquement le 8 mars », a-t-elle précisé.

REF. : 20100305STO70017En savoir plus :Non aux violences conjugales : la campagne du Parlement européen La Charte des femmes - Par la Commission européenne Notre chat' avec Eva-Britt Svensson

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